lundi 17 octobre 2016

Le jardin d'eau de Vaipahi

Le jardin de Vaipahi est situé sur la côte ouest de Tahiti Nui à Mathieu (PK 19).

Sur plus d'un hectare, il a été ouvert en 2007 et présente sentiers, bassins, petits ponts, cascades ... au milieu de 75 espèces végétales bien présentées par des petits panonceaux explicatifs.

Peu de commentaires mais quelques photos











Liane de Jade

Pince de homard

Hibiscus rose de Chine


Régime de banane

dimanche 16 octobre 2016

Raiatea, le maere Taputapuatea

Nous avons déjà évoqué précédemment les marae - sites archéologiques grandioses - sanctuaires, lieux de culte et de sacrifices.

A Raiatea, nous avons visité le marae de Taputapuatea, considéré comme le plus important de la Polynésie. C'est aussi le plus grand puisqu'il s'étend sur plus de 2 hectares.

Situé à Opoa il est considéré comme le centre politique,  culturel et religieux de la civilisation Mao'hi.

Le site est sacré. Il est défendu de grimper et de marcher sur les pierres.

Lors de sa venue en Polynésie au début de cette année,  le Président de la République s'est rendu sur ce site.





Le midi nous faisons une pause déjeuner tous les 5 dans un restaurant au bord du lagon. L'adresse (excellente) a été testée et recommandée par Hélène et Maxime, nos amis Aubois,  en séjour en Polynésie au mois de mai.


samedi 15 octobre 2016

Street Art à Papeete

Le festival Ono'u 2016 s'est déroulé à Papeete du 2 au 12 octobre 2016 pendant notre séjour.

Il s'agit du Festival International d'Art Urbain Contemporain.

Cette année est marquée par l'inauguration à Papeete, à deux pas de la cathédrale, du 1er musée dédié au Street Art.

Ce musée met à l'honneur les dernières tendances en matière de graffitis technologiques et le mapping vidéo (projections de vidéos sur des batiments) où fresques lumineuses.

Pendant plusieurs jours, des "stars" mondiales du graffitis ont investi certains bâtiments de la ville pour y réaliser plusieurs oeuvres qui, il faut l'avouer, nous ont bien surpris même si elles ne gomment pas toutes les pollutions visuelles.

Il faut reconnaître le talent extraordinaire des auteurs des fresques. Chapeau les artistes !

Une vingtaine d'artistes ont ainsi réalisé une dizaine de fresques que nous vous laissons découvrir.















jeudi 13 octobre 2016

Nana les enfants et mauruuru !

Au revoir les enfants et merci !

Voici que s'achèvent nos 7 semaines, passées beaucoup trop vite, à vos côtés.

Dans quelques heures,  nous reprendrons un vol d'Air Tahiti Nui qui nous permettra de vivre encore pendant 23 heures à l'heure et aux couleurs polynésiennes. Le retour n'en sera que moins brutal ...

Sans vous, nous ne serions certainement jamais venus aussi longtemps dans ce petit coin de paradis et aussi éloignés de nos racines.

Nous vous avons accordé notre totale confiance quant à  l'organisation de ce long séjour notamment en ce qui concerne le choix des îles à visiter et les hébergements. Au préalable, un seul souhait fort de notre part, la visite des Marquises que nous souhaitions de tout coeur.

Vous avez concocté un programme de choix et nous sommes allés de découvertes merveilleuses en visites de territoires inconnus si ce n'est que ce que nous pouvions avoir vu via les reportages TV ... ces découvertes dépassent nos espérances ! Voir des magasines ou imaginer des vies d'ailleurs, c'est une chose mais vivre ces instants c'est pour nous une chance inespérée.

Merci pour tous ces bons moments heureux passés ensemble, pour avoir partagé avec nous votre passion pour la Polynésie et ses traditions séculaires, votre goût pour les voyages hors de sentiers battus, nous avoir permis de rencontrer des hommes et des femmes qui nous ont beaucoup appris et chez qui nous avons particulièrement apprécié les qualités humaines, la simplicité, la gentillesse et l'hospitalité.

Merci aussi de nous avoir entraîné dans des activités auxquelles nous n'étions pas habitués  : raids et safaris en 4 X 4, bicyclette à rétro pédalage - on en connaît dont le coccyx s'en souvient 😊 -  plongées sous marine, canoë kayak, baignades dans les lagons, soirées tahitiennes et polynésiennes,  apprentissage du haka aux Marquises pour Patrick ... avec des spécialistes ! 😄

Merci de nous avoir appris tous ces mots tahitiens et de nous avoir souvent "obligé" à nous exprimer ainsi 😉 ... ce fut pour nous un excellent exercice et garderons à jamais tous ces mots qui sonnent bien.

Nous sommes heureux tous les deux d'avoir pu câliner la petite Hinatea et d'avoir suivi pendant ces 7 semaines l'évolution des phases d'éveil de cette très sage petite fille qui nous rappelle sur beaucoup de point notre petite Emma que nous savons très heureuse d'avoir aujourd'hui une gentille petite cousine.

Que dire d'autre ... il y aurait tant à dire !

Ah si ! Vous auriez pu nous laisser gagner au moins une fois, une partie de Trivial Pursuit ... vous avez du suivre un entraînement intensif avant notre venue. Par ailleurs, vous disposez d'une édition que nous ne connaissons pas ... Il nous faudra revenir pour la revanche 😊

Nous partons rassurés par vos conditions d'existence ici, votre philosophie de vie et vos projets continuels. Profitez en bien !

Nous garderons longtemps en mémoire toutes ces images inoubliables, les airs des ukulélé, les voix particulières des chanteuses tahitiennes, les impressionnantes danses marquisiennes, les excellents cocktails exotiques pris à l'Intercontinental (séjour trop court pour les decouvrir tous), les couleurs multiples de ce coin de France ...

Encore merci pour tout.

Nous reprendrons très rapidement nos habitudes et nos traditionnels contacts réguliers  (merci Skype !)   qui atténuent le sentiment de séparation et d'éloignement. Et puis, rendez vous sur le blog de mamie et de papy en Polynésie pour une suite d'articles et un petit bilan d'activité 😍😍

Grosses bises à tous les trois. On vous aime très fort.

Nana et mauruuru



mercredi 12 octobre 2016

Raid dans la vallée de la Papenoo

Brigitte et Patrick ont décidé de participer à un raid dans la vallée de la Papenoo à Tahiti. Un raid qui en partant de Papeete démarre à Papenoo par une "route" traversière conduisant jusqu'à Mataiea.

Cette journée d'évasion pour qu'elle soit totalement réussie doit obligatoirement passer par un prestataire spécialisé. Sur les conseils de Marie et de Rémi, c'est "Tahiti Safari Expédition" qui retient notre attention et vient nous chercher à domicile dès 9 heure du matin.


Cette découverte de l'intérieur de l'île est un dépaysement complet et nous fait oublier l'espace d'une journée les eaux cristallines des lagons au profit d'époustouflants paysages volcaniques et verdoyants.

Il s'agit d'une piste qui n'est praticable qu'en 4 X 4 et, en raison de la dangerosité du site et de la piste, susceptible d'être noyée sous les eaux selon les intempéries. Plusieurs passages se font sous les eaux en permanence.

L'itinéraire est de 39 km, mais nous ne pouvons pas traverser l'ile jusqu'à Mataiea en raison de problèmes fonciers. En effet, un propriétaire privé refuse tout passage sur ses terres. Ses démêlés avec la justice sont fréquents car il a la fâcheuse manie d'accueillir les touristes aux limites de sa propriété avec son ... fusil de chasse.

Bien qu'inhabitée aujourd'hui, cette vallée était autrefois fortement peuplée, en témoignent les 200 marae inventoriés le long de cette piste traversière.

Marie et Rémi nous avaient annoncé que dans cette vallée il pleuvait au moins une fois par jour. Nous confirmons. Nous avons connu dans la journée un franc soleil, des nuages, de fortes averses et de la chaleur !

Au cours de notre chemin, nous traversons à plusieurs reprises la rivière de Papenoo soit par des petits ponts soit directement en franchissant le lit de la rivière.


Plusieurs cascades agrémentent le parcours dont celle de Vaiharuru qui tombe de 40 mètres de haut et se jette dans une grande vasque. Vous la connaissez très certainement, c'est la cascade qui a servi de décor à une des publicités pour "Tahiti douche" au monoï.


Cascade de Vaiharuru 
Des bornes repères marquent parfois le chemin en cas de submersion ...


La piste s'enfonce dans la vallée au milieu d'une caldeira à la végétation luxuriante et des principaux sommets de Tahiti. Une caldeira est une vaste dépression circulaire située au coeur d'un ancien volcan.

Le midi, nous faisons une pause déjeuner au relais de la Maroto seule possibilité de se restaurer de toute la vallée. De notre terrasse, la vue est extraordinaire sur les massifs montagneux et la vallée qui nous a conduit jusqu'ici.



Une heure plus tard, nous poursuivons notre progression au sein de la vallée, ponctuée de plusieurs arrêts photos et explicatifs sur la flore et le site. Par rapport à la première moitié de notre parcours, le chemin est maintenant beaucoup plus abrupt. La piste grimpe jusqu'à un col à près de 800 mètres d'altitude. Les éboulis le long du chemin deviennent de plus en plus fréquents ce qui amène notre guide à effectuer des maneuvres compliquées et périlleuses.


Nous traversons un tunnel sommairement aménagé sur 200 mètres environ puis entamons une forte descente vers le lac de Vaihiria, seul lac naturel de Polynésie. Nous marquons un arrêt d'où nous pouvons apercevoir les eaux sombres du lac enserré dans les montagnes.


Nous rencontrons plusieurs barrages hydroélectriques aménagés sur la Papenoo.


Sur le chemin du retour, suivant l'ensoleillement notre vision de la vallée et des montagnes est encore différente de ce que nous avions vu en matinée.




Au détour d'un chemin nous découvrons un calebassier dont les fruits une fois séchés sont transformés en instruments de musique.

Un calebassier 
Sur le chemin du retour, à un certain moment, nous nous sommes aperçus qu'un groupe de 3 Range Rover complètement découverts, avancaient à un rythme d'enfer et s'approchaient très rapidement de notre véhicule à la conduite paisible sur un chemin cahotique. C'est alors que notre guide a eu la sagesse de se ranger sur le côté afin de laisser passer cette colonne de véhicules dont le rythme n'avait rien de touristique.

Plusieurs passagers debout à l'arrière de la cabine de conduite, étaient hilares et ressemblaient à un groupe de garnements et de gais lurons pratiquant l'école buissonnière. Nous avons tous été surpris de reconnaître nos nageurs nationaux : Florent Manaudou, Camille Lacour,  Frédéric Bouquet,  Grégory Mallette et Stéphane Debaere. A notre retour, en quête d'informations, nous avons appris que nos joyeux nageurs allaient participer à Tahiti jusqu'au 16 octobre aux rencontres " Tahiti Swimming Expérience".

Dommage qu'ils n'aient pas gardé ce trop plein d'énergie pour ramener de Rio des médailles supplémentaires ... 🏊🏊🏊🏊

Hiva Oa, Jacques Brel et Paul Gauguin

Si le grand peintre Paul Gauguin est arrivé tardivement à Tahiti  (40 ans), il y assure une intense production d'oeuvres restituant parfaitement l'ambiance polynésienne et la luxuriance tropicale. Il s'attache à reproduire principalement des images de la vie quotidienne des tahitiens.

La flamboyance des coloris où dominent le jaune, le rouge et le bleu marquent tous ses tableaux.

Un séjour à Tahiti marqué par la maladie, la détresse (problèmes financiers) et une tentative de suicide, il finira par se réfugier aux Marquises à Hiva Oa où il y réalisera ses plus beaux nus.

Il meurt prématurément à l'âge de 55 ans et est enterré au cimetière du Calvaire.



Le centre culturel est un beau musée situé au centre de Atuona. Beaucoup d'oeuvres sont exposées mais il n'y a aucun tableau original. Ce sont toutes des copies obtenues par numérisation.

Cela n'enlève rien à l'intérêt de notre visite et nous avons apprécié tout particulièrement les tableaux représentant les scènes de la vie polynésienne.



Sa tombe au cimetière du Calvaire est réalisée en tuf rouge surmontée d'une statue en bronze sculptée par lui même.



Jacques Brel a découvert Hiva Oa avec sa compagne Madly au cours du tour du monde engagé à bord de son bateau "Askoy".

Le couple s'y établit en 1975 et habite une petite maison faite de bois et de tôle sur les hauteurs de Atuona entre la gendarmerie et le cimetière du Calvaire. La maison a aujourd'hui disparue.

Même si la mort l'a rapidement rattrapé - il est décédé en octobre 1978 - il a beaucoup oeuvré pour les habitants de l'île et le couple s'est fortement impliqué dans la vie du village.

Jacques Brel rend de multiples services aux villageois en utilisant son petit avion qu'il pilotait lui même  (il possédait ses brevets de pilote depuis le début des années 60). Il a également assuré des évacuations sanitaires des Marquises vers Tahiti.

C'est Jacques Brel qui a commandé et fait venir de métropole le matériel cinématographique afin d'assurer lui même des projections destinées aux iliens.

Nous avons visité l'espace Brel dont l'intérêt principal est la présence de son avion "Jojo" appelé ainsi par Jacques Brel en hommage à son très cher ami disparu Georges Pasquier.




L'avion, un Beechcraft, a fait l'objet d'une restauration minutieuse et complète. Le musée retrace les étapes de cette restauration ainsi que la carrière de l'artiste, de manière succincte.  Ces chansons passent en boucle durant la visite.

Jacques Brel repose dans le petit cimetière du Calvaire à deux pas de la tombe de Gauguin.  Il est ici à l'emplacement qu'il avait souhaité dans ce petit coin de paradis, là où il avait enfin trouvé la paix.


Vue depuis la tombe de Jacques Brel
A l'image de la vie de l'artiste, la tombe est toute en sobriété : une unique stèle, pas de pierre tombale ... du silence de l'endroit désert, résonnent dans nos têtes, les paroles de sa dernière chanson "Les Marquises" ...

"Le rire est dans le coeur
Le mot dans le regard
Le coeur est voyageur
L'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d'amour
Que les soeurs d'alentour
Ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont
Les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je te dise
Gémir n'est pas de mise
Aux Marquises"